L'achat d'un bien immobilier, qu'il s'agisse d'une maison, d'un appartement ou d'un immeuble, peut parfois révéler des défauts graves non visibles au moment de la vente.

Ces défauts, appelés vices cachés, peuvent rendre le bien impropre à sa destination. Basé à Bordeaux, Maître Pierre PRIVAT, avocat en droit immobilier et de la construction, vous accompagne pour faire valoir vos droits, que vous soyez acquéreur ou vendeur.

Lorsqu'un bien immobilier présente des vices graves, la situation peut générer des inquiétudes légitimes, notamment lorsqu'on ignore comment fonctionne la garantie prévue par la loi.

Beaucoup d'acquéreurs ne savent pas identifier les signes d'un vice, ou comment réagir face à des défauts cachés découverts dans une maison, un appartement ou un immeuble.

Lors d'une vente immobilière, votre avocat intervient précisément pour analyser les faits, vous expliquer vos droits, et engager les démarches adaptées contre le vendeur, qu'il s'agisse de particuliers ou de professionnels de l'immobilier.

💡 Bon à savoir :

Les vices cachés peuvent également concerner des problématiques liées à la copropriété. Si vous rencontrez des litiges avec votre syndic ou des décisions d'assemblée générale contestables :

Découvrez notre guide sur les litiges en copropriété

Nos services en cas de vices cachés immobiliers

Le cabinet intervient dans l'ensemble des situations où la garantie des vices cachés, ou la responsabilité d'un vendeur en matière immobilière est engagée.

Notre connaissance du droit et notre expérience en contentieux vous permettent de faire valoir vos droits de manière efficace.

Nous intervenons pour :

Assistance des acquéreurs

Vous découvrez un vice caché dans votre maison ou votre bien immobilier ? Nous vous aidons à constituer un dossier complet : connaissance du vice, preuves, éléments techniques, analyse des rapports, mise en demeure, action en justice.

Les vices cachés l'acquéreur peuvent ouvrir droit à une indemnisation ou à l'annulation de la vente.

Défense des vendeurs

Vous êtes vendeur et vous êtes mis en cause contre la garantie des vices cachés ? Nous vous assistons pour démontrer que le vice était apparent, connu de l'acheteur, ou pour faire valoir une clause d'exonération valable, sauf lorsque la loi l'écarte, notamment en matière de vendeur sur le fondement professionnel.

Analyse juridique

Nous analysons les éléments techniques, la loi, la jurisprudence et les diagnostics pour déterminer si les conditions légales d'un vice caché sont réunies.

Conseil sur les délais

Nous vous expliquons les délais légales d'action, la prescription biennale, le délai butoir, et les impacts d'une mise en demeure ou d'une expertise.

Accompagnement dans les démarches

À chaque étape, nous vous assistons dans la procédure : expertise amiable, expertise judiciaire, négociations, référé, assignation, audience, jugement.

Chaque dossier de vices cachés est unique

Certains concernent un défaut structurel de construction, d'autres un problème d'humidité caché dans une maison.

Pour chaque situation, nous considérons l'ensemble des documents, l'origine du vice et la position du vendeur, notamment lorsque celui‑ci est un vendeur sur le fondement professionnel.

Notre rôle est de vous assister, de vérifier la connaissance du vice, et de vous aider à obtenir réparation grâce à la garantie des vices ou à la garantie des vices cachés, selon ce que prévoit la loi en matière immobilière.

Qu'est‑ce qu'un vice caché immobilier ?

Définition

Selon l'article 1641 du Code civil, un vice caché est un défaut suffisamment grave pour rendre le bien immobilier impropre à sa destination ou en diminuer tellement l'usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis, ou pas au même prix.

Un vice caché est un défaut grave, suffisamment important pour affecter l'usage du bien, qui existait avant la vente mais qui n'était pas visible lors de l'achat.

Pour bien savoir si vous faites face à des vices cachés, il faut analyser leur gravité, mais aussi vérifier s'ils étaient cachés de manière objective.

Parfois, un défaut était connu de l'acheteur, ce qui peut modifier les droits ouverts par la garantie.

En pratique, la première étape est souvent la réalisation d'une expertise afin de déterminer l'origine exacte du problème et le rôle du vendeur.

Cette analyse permet ensuite d'évaluer s'il s'agit d'un cas typique de vices caches l'acquereur au sens de la loi.

Plus tôt vous consultez un avocat, plus il est facile d'organiser un dossier solide.

Les trois conditions juridiques du vice caché

Les vices cachés immobiliers doivent remplir trois conditions :

Gravité

Le défaut doit être suffisamment sérieux pour rendre le bien impropre à sa destination.

Caractère caché

Le vice ne doit pas être apparent pour un acheteur non professionnel.

Antériorité

Le défaut doit exister au moment de la vente.

La détermination de ces trois points juridiques est fondamentale pour engager la responsabilité du vendeur.

C'est précisément ici qu'un avocat en immobilier joue un rôle déterminant : il examine les éléments du dossier, identifie la mise en cause pertinente et prépare les arguments nécessaires pour faire valoir vos droits conformément aux règles légales.

Les types de vices cachés les plus fréquents

Ces vices, parfois graves, peuvent remettre en cause la destination de la maison ou de l'immeuble, et justifier l'application de la garantie légale.

Infiltrations et humidité

  • Infiltrations d’eau par la toiture ou les murs
  • Remontées capillaires
  • Problèmes d’étanchéité dissimulés
  • Moisissures cachées derrière les revêtements
  • Défauts de drainage

Défauts structurels

  • Fissures de fondation
  • Affaissement de plancher
  • Murs porteurs endommagés
  • Charpente défectueuse
  • Problèmes de stabilité

Installations défectueuses

  • Électricité non conforme
  • Plomberie vétuste ou défaillante
  • Assainissement défectueux
  • Chauffage non fonctionnel
  • Réseaux non conformes

Nuisibles et polluants

  • Termites non signalés
  • Amiante non détectée
  • Plomb dans les peintures
  • Mérule et champignons
  • Pollution des sols

Nuisances dissimulées

  • Nuisances sonores récurrentes
  • Odeurs persistantes
  • Servitudes non révélées
  • Inondations répétitives
  • Problèmes de voisinage connus

Travaux dissimulés

  • Travaux sans autorisation
  • Malfacons masquées
  • Extensions non déclarées
  • Matériaux non conformes
  • Modifications structurelles cachées

Vos droits et recours en cas de vice caché

L'action rédhibitoire : annulation de la vente

Article 1644 du Code civil

L'action rédhibitoire permet à l'acquéreur d'obtenir la résolution complète de la vente. Le vendeur doit alors restituer l'intégralité du prix de vente, et l'acquéreur restitue le bien. Cette action est privilégiée lorsque le vice est d'une gravité telle que l'acquéreur n'aurait jamais acheté le bien s'il en avait eu connaissance.

Le vendeur doit également rembourser les frais occasionnés par la vente (frais de notaire, frais d'agence, frais de déménagement, etc.).

L'action estimatoire : réduction du prix

Article 1644 du Code civil

L'action estimatoire permet à l'acquéreur de conserver le bien tout en obtenant une réduction du prix proportionnelle à la gravité du vice. Cette option est souvent choisie lorsque l'acquéreur souhaite garder le bien malgré le défaut découvert.

La réduction est évaluée par des experts qui déterminent la différence entre le prix payé et la valeur réelle du bien compte tenu du vice. Le coût des réparations nécessaires est également pris en compte.

Dommages et intérêts

Article 1645 du Code civil

Si le vendeur connaissait le vice (vendeur de mauvaise foi ou vendeur professionnel), l'acquéreur peut obtenir des dommages et intérêts en plus de l'action rédhibitoire ou estimatoire. Ces dommages couvrent :

Coût des réparations urgentes
Frais d'expertise et de diagnostic
Préjudice de jouissance
Frais de relogement temporaire
Préjudice moral
Frais d'avocat et de procédure

Que faire en cas de découverte d'un vice caché ?

Pour savoir comment réagir si vous découvrez un vice caché, voici un point essentiel :

Constituer des preuves

Prenez des photos, faites appel à un huissier pour un constat, et sollicitez une expertise technique.

Ne réalisez pas de travaux

Conservez le bien en l'état pour préserver les preuves.

Rassemblez les documents

Acte de vente, diagnostics, devis, rapports d'expertise, etc.

Contactez un avocat

Un accompagnement rapide est essentiel pour engager la bonne procédure.

Il est crucial de prendre rapidement conseil

Un dossier de vices cachés se construit dès les premières démarches.

Votre avocat analysera l'ensemble du contenu technique disponible, vérifiera la position du vendeur et déterminera si vous êtes en droit d'invoquer la garantie prévue en matière immobilière.

Dans de nombreux cas, il faudra engager une procédure contre le vendeur, voire solliciter des mesures d'expertise supplémentaires.

Cette rigueur est indispensable pour obtenir une indemnisation ou la résolution de la vente.

La procédure en 6 étapes

De la découverte du vice à l’obtention de votre indemnisation, je vous accompagne à chaque étape.

Étape 01

Consultation initiale gratuite

Analyse de votre situation, examen des documents (acte de vente, diagnostics, photos) et évaluation de la recevabilité de votre action en garantie des vices cachés.

Étape 02

Constitution du dossier

Rassemblement des preuves : diagnostics, devis de réparation, témoignages, correspondances, photos avant/après. Analyse approfondie de l’acte de vente et des clauses de garantie.

Étape 03

Mise en demeure du vendeur

Envoi d’une mise en demeure formelle au vendeur, l’informant du vice découvert et lui demandant de proposer une solution amiable dans un délai raisonnable.

Étape 04

Expertise amiable ou judiciaire

Organisation d’une expertise pour établir la nature du vice, son antériorité à la vente, sa gravité et le coût des réparations. L’expertise judiciaire est contradictoire et constitue une preuve solide.

Étape 05

Négociation amiable

Tentative de résolution amiable avec le vendeur sur la base du rapport d’expertise. Objectif : obtenir une indemnisation rapide sans passer par le tribunal.

Étape 06

Procédure judiciaire

Si la négociation échoue, saisine du tribunal pour obtenir l’annulation de la vente ou la réduction du prix, ainsi que des dommages et intérêts. Défense rigoureuse de vos intérêts.

La clause d’exclusion de garantie des vices cachés

La plupart des actes de vente entre particuliers contiennent une clause d’exclusion de garantie des vices cachés. Cette clause vise à protéger le vendeur en excluant sa responsabilité en cas de découverte d’un vice après la vente. Cependant, cette clause n’est pas absolue.

Clause inopposable si :

  • Le vendeur connaissait le vice (mauvaise foi)
  • Le vendeur est un professionnel de l’immobilier
  • Le vendeur a réalisé lui‑même les travaux défectueux
  • Le vendeur a dissimulé volontairement le défaut

Mon rôle d’avocat :

  • Analyser la rédaction de la clause
  • Rechercher la mauvaise foi du vendeur
  • Prouver la connaissance du vice par le vendeur
  • Démontrer le caractère inopposable de la clause

Pourquoi faire appel à un avocat en cas de vice caché ?

2 ans

Délai pour agir après découverte du vice

100 %

Engagement et transparence sur les honoraires

48h

Délai moyen de première réponse

Gratuit

Première consultation d'évaluation

Maître Pierre PRIVAT vous apporte :

Analyse juridique approfondie

de votre situation

Accompagnement complet

dans les démarches amiables et judiciaires

Représentation juridique

devant les juridictions compétentes

Protection optimale

de vos droits et de votre patrimoine

Gain de temps et de sérénité

tout au long de la procédure

Faire appel à un avocat expérimenté en immobilier est déterminant pour défendre vos intérêts.

Nous vous assistons à chaque étape, analysons la connaissance du vice, vérifions si le vendeur est un professionnel, et définissons le meilleur choix stratégique.

Cette approche protège vos droits et pourra éviter un long contentieux, tout en vous permettant d'avancer sereinement.

Demandez une consultation personnalisée

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N'attendez pas. Le délai pour agir est de 2 ans à compter de la découverte du vice. Contactez‑moi dès maintenant pour une analyse gratuite de votre situation.

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Questions fréquentes sur les vices cachés

Un vice caché est un défaut grave, non apparent lors de l’achat, qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement la valeur. Il doit être antérieur à la vente et inconnu de l’acquéreur au moment de la transaction. Les exemples les plus fréquents incluent les infiltrations, les fissures structurelles, les problèmes d’humidité, les défauts de fondation ou les installations non conformes.

L’acquéreur dispose de 2 ans à compter de la découverte du vice pour engager une action en garantie des vices cachés contre le vendeur (article 1648 du Code civil). Ce délai est strict : il est donc essentiel de réagir rapidement dès la découverte du défaut en consultant un avocat spécialisé.

La clause d’exclusion de garantie des vices cachés est fréquente dans les actes de vente entre particuliers. Toutefois, elle est inopposable si le vendeur connaissait le vice et l’a dissimulé (mauvaise foi), ou s’il est un professionnel de l’immobilier. Un avocat analysera votre acte de vente pour déterminer si cette clause peut être écartée.

L’acquéreur dispose de deux actions principales : l’action rédhibitoire (annulation de la vente et restitution du prix) ou l’action estimatoire (réduction du prix de vente). Des dommages et intérêts peuvent également être demandés si le vendeur connaissait le vice. Le choix de l’action dépend de la gravité du vice et de votre situation.

La preuve repose généralement sur une expertise (amiable ou judiciaire) qui établit la nature du défaut, son antériorité à la vente et sa gravité. Les diagnostics immobiliers, photos, devis de réparation, témoignages et échanges de correspondance complètent utilement le dossier.

Le coût dépend de la complexité du dossier et de la nécessité ou non d’une expertise judiciaire. Le cabinet propose une première consultation gratuite pour évaluer votre situation. Les honoraires sont ensuite définis de manière transparente avec un devis clair avant tout engagement.

Oui, le vendeur professionnel est présumé connaître les vices du bien vendu. Il ne peut pas invoquer la clause d’exclusion de garantie et sa responsabilité est plus facilement engagée. Cela concerne les promoteurs, marchands de biens, agents immobiliers vendant pour leur propre compte, etc.

L’expertise judiciaire n’est pas obligatoire mais fortement recommandée. Elle permet d’établir de manière contradictoire l’existence du vice, son antériorité et le coût des réparations. Le rapport d’expertise constitue un élément de preuve déterminant devant le tribunal.

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